MALENBAÏ aide humanitaire au Rajasthan

17 mai 2012

Malenbaï sera à Paris pour une soirée Inde le 24 mai

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05 mai 2012

LES ARTISANS MALENBAÏ


                 Les gitans du désert appelés « Joggis » pour les hommes et « Joggen » pour les femmes sont une tribu d'intouchables, ils ne possèdent aucune terre et sont voués au nomadisme ; ils sont continuellement chassés quelque soit l'endroit où ils s'installent.

Ils mendient leur nourriture, vivent sans aucun confort, sans hygiène et n'ont pas accès à l'éducation.

Cependant ils possèdent de grandes richesses culturelles.

L'une de ces richesses est leur artisanat ; ils fabriquent(ou fabriquaient) toutes sortes de sacs, bijoux, couvertures, etc...

Malheureusement ils vivent aujourd'hui dans des conditions si difficiles qu'ils perdent peu a peu le savoir faire ancestral...

Depuis 5 ans l'Association Malenbaï aide les joggis du désert du Thar en proposant du travail aux hommes (souvent grâce au tracteur) et en habillant les femmes et les enfants avec les vêtements récoltés.

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                                                               Enfants Joggis

Depuis la création de Pabu Ki Dhani (notre lieu d'accueil pour un tourisme solidaire), nous achetons aux joggis l'artisanat que nous revendons à nos visiteurs sans frais intermédiaire, nous invitons les femmes pour des démonstrations de danse et de chants typiques de leur caste.

Nous essayons avant tout de créer des liens de respect et de confiance avec les Joggis pour qu'ils trouvent peu à peu une place dans la société indienne.

 

En novembre dernier nous avons fait une rencontre qui probablement changera leur vie!

 

Emilie Cacasse, jeune femme australienne de 25 ans ayant crée sa propre entreprise de design appelé ANDEOL harpente le monde à la recherche d'artisanat dans les tribus primitives.

Elle est tout de suite séduite par le projet d'artisanat des Joggis et décide de les aider à développer leur art oublié en passant une commande de 42 colliers en perles.

Les femmes Joggens prennent la commande très au sérieux, les colliers sont magnifiques!

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Pabu verifiant les colliers avec les Joggen

 Emilie achète chaque collier a un prix juste pour les Joggens, elles ont tellement l'habitude de se faire rouler par les autres castes qu'il leur est difficile de faire confiance à qui que ce soit.

485177_10150676356366930_227850816929_9685646_130963624_n     P1000900                               Joggen                                                                 

 

Pabu a tout de suite amené les Joggen en ville pour qu'elles puissent investir cet argent gagné grâce aux colliers dans des bijoux en argent, ainsi lorsqu'un membre de la famille tombera malade elles pourront vendre les bijoux et acheter des médicaments.

 

Emilie parlent des conditions de vie difficiles des Joggis à ses revendeurs, elles vend tous les colliers sans problème et vient de passer une nouvelle commande de 100 colliers aux Joggen.

 

C'est une victoire, les Joggen vont enfin pouvoir gagner leur vie de manière juste en faisant ce qu'elles aime le plus au monde !

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                                 Enfants Joggis

 

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14 mars 2012

Le groupe d'Avignon

Trois adultes et quatorze élèves de la 11ème classe de l'école Waldorf d'Avignon sont venus à

Pabu ki Dhani afin d'apporter leur soutien à l'association Malenbaï et avec le projet d'effectuer un stage social.
Avec ardeur et enthousiasme ils ont participé à divers travaux dans le but d'améliorer le lieu d'accueil et de partager la vie des habitants du désert.
La nature du désert du Thar est une métamorphose incessante d'année en année ; des travaux de rénovation attendent la venue de bénévoles aimant se joindre au geste immémorial de l'artisan du coin.

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Quotidiennement des équipes de travail se constituaient ; certains descendaient les dunes de sable pour couper la paille servant à rénover le toit des huttes, cette même paille se transformait en cordes par de nombreuses mains agiles grâce à l'enseignement de Kamanadji accompagnant les jeunes d'un regard bienveillant.

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Une autre équipe récoltait à travers champs les bouses de vache. Mélangées à du sable et eau, bien pétries ou piétinées, nous obtenons un enduit pour les murs des huttes et les terrasses.
L'équipe cuisine a fait l'apprentissage de délicieux repas indiens épicés à bon escient. La fabrication des chapatis n'a plus de secret pour certains, ce fut un art !

De belles rencontres ont eu lieu avec les villageois et avec les enfants douchés et habillés de vêtements propres ; les élèves ont donné à ces enfants tendresse et amour.

 

 

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Un grand MERCI à vous parents pour ces dons de vêtements et MERCI à l'entreprise Melvita qui nous permet d'utiliser dans ce désert d'aussi merveilleux savons et shampoings. Nous avons un petit stock qui sera apprécié durant ces prochains mois.077-P1100149(1) (Copier)
Un médecin était parmi nous et ses connaissances en médecine énergétique et huiles essentielles ont permi des soins exceptionnels auprès des habitants. Cet Alambic offert est un don majestueux ; nous avons commencé la distillation de plantes du désert, il nous permettra de nous relier au temps ancien et d'utiliser des médicaments naturels régionaux pour guérir petits et grands.


Les enfants ont vécu des moments extraordinaires à travers comptines, chants, jeux ; ils sont avides d'apprendre et la langue utilisée importait peu.


« Grâce à vous porteurs d'espoir, nous pourrons offrir un chameau et un troupeau de chèvres à

deux familles pauvres ».

 

Nous espérons renouveler l'accueil de groupes d'adolescents. Les élèves de la 11ème classe sont repartis vers leurs familles avec de nouvelles richesses qui les aideront à s'orienter dans leur futur.
Le partage de ces journées communautaires nous a remplis de joie et de satisfaction. Alors, à l'année prochaine ?

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« L'Homme qui ne regarde pas l'horizon ne peut voir la prairie devant Lui ».

(proverbe clé des amérindiens)

 

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Coucou les Amis,

 

En ce moment il se passe des choses fortes tous les jours dans notre désert, je vais essayer d'en résumer quelques unes!!!

Tout d'abord merci à tous ceux qui ont soutenu et envoyé leur amour à Nirma ces derniers mois, elle est à présent complètement remise de sa chute du toit, elle a eu de gros problèmes de vision au début (elle louchait de tous les cotés et ne pouvait regarder droit devant!) puis après un mois tout est rentré dans l'ordre.

Cela tient du miracle, lorsqu'on la voit courir et jouer avec Mohan on est si heureux de la voir en vie, Pabu dit qu'elle a ressuscité!!!

     Nirma au petit dejeuner

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Il commence a faire froid froid ici (autour de 8 la nuit) la journée ça se réchauffe mais ces différences de température sont fatigantes pour le corps, dans deux semaines la température devrait revenir a la normale.

Nous avons eu plusieurs annulations de visiteurs à la dernière minute, c'est toujours très frustrant lorsqu'on a tout prévu, qu'on a déjà décidé comment on allait dépenser l'argent gagné, qu'on a fait les courses..... et puis un mail nous disant qu'ils n'ont plus le temps de venir, leur programme étant trop chargé finalement...

...on connait les vraies raisons: trop de compétitions entre les hôtels il suffit que deux, trois hôtels leur disent qu'il fait trop froid ou trop chaud ou qu'ils peuvent trouver un endroit un peu moins cher ailleurs, pour les démotiver, ils ne se rendent pas compte qu'en annulant cette étape de leur voyage ils loupent une expérience de vie inoubliable qui restera gravé en eux toute leur vie durant!

 

   (je n'aurais pas eu la prétention d'écrire cela seule, je ne fais que rapporter ce que nos anciens visiteurs nous écrivent, je reçois des messages tous les jours!!!!)

Mais nous ne pouvons pas nous plaindre, nous avons eu pas mal de monde ces derniers temps ce qui nous a permis de faire bien avancer les choses par ici.

Nous avons actuellement deux jeunes filles en terminale venant de Lille, Juliette et Adèle, elles sont ici pour dix jours et ont emmené beaucoup de vêtements, élastiques, brosses, crèmes, barres de céréales, pour les enfants des villages.

 

 

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Hier nous sommes allés chercher avec notre petite voiturette-bus les enfants de tout un village et nous leur avons donné douches et soins (certains ne s'étaient jamais lavés les cheveux de leurs vie!!!) puis nous les avons habillés avec ces beaux vêtements tout neufs, chacun a pu choisir, nous avons mis de la crème sur les peaux brulées par le froid, nous avons massé ces petites jambes frêles, ces petits ventres gonflés, ils sont repartis si joyeux, le ventre plain, a la fin de la journée on était épuisé mais si heureux d'avoir partagé une si belle expérience!                                                                                    

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Ce soir nous faisons une soirée très spéciale chez nous, des chants très anciens chantés toute la nuit autour du feu par une dizaine de sadus du désert, ainsi nous demandons la protection des entités du désert, qu'ils nous montrent le chemin le plus juste, Pabu a besoin d'être soutenu dans ces démarches....

….merci pour toutes vos pensées et votre soutien si précieux!

…..merci pour tous ces médicaments qui me servent à soulager au quotidien!

….merci pour les enfants que vous soutenez pour l'école!

….merci pour les vêtements                                                                                

 …..merci pour vos messages qui me réchauffent le cœur!

…..merci pour les gens que vous envoyez chez nous!

…..merci de croire en nous!!!!!!!!

 

Et plein plein plein de bises!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Capu et la troupe

 sur les photos: Juliette et Adèle entourées des enfants du village qu'elles ont lavés et habillés, jeune Australienne venue pour nous aider à relancer l'artisanat dans les tribus les plus pauvres du désert, elle vient de commander 45 colliers de perles aux femmes Joggis!!! très belle rencontre le mois dernier)

 

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05 juin 2011

 

Des nouvelles des artisans:

 

Le potier de Hada a complètement retrouvé son activité de potier, il confectionne de nouveau des grande jarres pour l'eau (Madki), des assiettes en terre, des bougeoirs, lampes à huile, tirelires, bols.... qu'il vend dans son village et les villages avoisinants. Les gens achètent chez lui plutôt qu'à Jaisalmer, car il a beaucoup de choix et fait un travail sérieux.

C'est une grande victoire pour nous de voir ce potier de nouveau a l'ouvrage, il trouve seul ses clients autour de chez lui, il prend son indépendance, ce qui va nous permettre de relancer un autre artisan. Les artisans du désert délaissent leur activité familiale pour devenir casseurs de pierres,

ils ramènent ainsi quelques roupies à la maison, c'est leur seul moyen de survivre aujourd'hui.

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Quand à Kasturaram, le tisseur de poils de chèvres, il travaille ardemment avec sa femme et fait de nombreux tapis que nous vendons uniquement aux touristes pour le moment car les villageois n'ont pas les moyens de les acheter.

Nous avons comme projet de tenir un stand au « désert festival » à Jaisalmer en février 2011; Kasturaram pourra présenter son travail et le vendre directement aux touristes.

Nous cherchons également des lieux de dépôt en France pour les tapis (stands de marché, magasins....) nous pourrons ensuite soutenir un autre tisserand.

 

Le parrainage scolaire:

 

Grâce a vous, nous avons pu cette année aider à la scolarisation de 3 enfants :

Gunpath 14 ans, Bhawru 11 ans et Kissor 9 ans.

Nous avons acheté du matériel scolaire des uniformes et un vélo pour 2.

Bhawru et Kissor partagent le même vélo pour faire les 3,5 km jusqu'à l'école.

Bhawru sait à présent lire et écrire, Kissor sait compter.

Nous avons réparé le vélo de Gunpath car son école est à 7km, nous versons une pension mensuelle pour sa nourriture car il vit loin de son domicile.

 

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Nous sommes persuadés que la seule solution pour aider la caste des Bhils à se faire respecter dans la société est l'EDUCATION; les adultes sachant lire écrire et compter cesseront d'être les victimes d'arnaques et de maltraitances quotidiennes par les autres castes.

 

Il en est de même pour les autres « sous-castes » tels que les Joggis : pas de place pour eux dans les établissements scolaires, les enfants Joggis se font battre et insulter quotidiennement, on ne leur accorde pas de droits humains, un animal est mieux respecté qu'un joggi !

La semaine dernière un Joggi avait gagné une petite somme d'argent après un travail de dur labeur dans les champs ; il est allé mettre l'argent en banque et le jour où il décida de retirer cette somme, la banque refusa de la lui remettre prétextant que sur son reçu, il était écrit: « compte sans provision »! Le pauvre homme était démuni, ne sachant pas lire, comment pouvait-il lutter contre

un établissement banquier ?

Nous aimerions un jour pouvoir créer une école chez nous à Pabu ki Dhani,

une école inspirée par la pédagogie Steiner qui accueillerait les enfants

de tous les milieux, (castes, sous-castes, tribus...) et enfin une école dans laquelle

les filles pourraient être scolarisées ! Nous avons découvert que les filles des villages du désert n'ont pas accès à la scolarisation.

Puisse notre rêve devenir réalité !

 

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30 novembre 2010

Les moustiquaires d'AGIR

       Le mois d'aout, la pleine saison des pluies, le paludisme est un problème majeur dans le désert

le taux de mortalité chez les enfants et personnes âgées est très élevé.

Cette année, nous avons eu la chance de recevoir de France, des moustiquaires imprégnées de répulsif.

Edith et les membres d'AGIR abcd Isère ont sensibilisé les gens autour d'eux au problème du paludisme dans les villages du Rajasthan.

Des dons ont été reçus, un concert à été organisé pour récolter des fonds, et des moustiquaires ont pu être achetées et amenées jusqu'à Podha, notre maison, par l'intermédiaire de Marie-Paule.

De nouvelles moustiquaires sont arrivées aujourd'hui avec un groupe de Grenoble

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Nous les avons distribuées aux familles dans le besoin, principalement à celles qui ont de jeunes enfants,

en échange d'un service ( coupe de bois, ramassage d'ordures dans le désert.....)

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Puis nous avons montré à ces familles comment utiliser ces moustiquaires et comment en prendre soin, et nous sommes allées dans les villages vérifier qu'elles étaient bien utilisées.

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Merci  à Edith et aux membres d'AGIR, le paludisme est très présent cette année et des familles, des enfants ont pu être épargnées grâce à vous.

 

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06 juin 2010

Distribution de Vétements

Nous avons pu faire circuler tous les vetements qui nous avaient été donné, nous avons tout d'abord fait des distributions dans les villages plus éloignés puis nous avons invité les enfants des villages voisins (Hada et Josia) à venir se servir.

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Ils sont arrivés avec un air grave, Pabu s'est chargé de trouver des vetements à la taille de chacun puis il les a aidé à s'habiller.

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DSC05833DSC05832Ils étaient si heureux dans leurs nouveaux vétements! Nous leur avons également distribué des stylos pour l'école, ils sont repartis avec le coeur joyeux.

Merci à tous ceux qui nous ont donné et apporté des vétements!!!

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28 janvier 2010

lettre envoyée aux adherents pour 2010

Chers Amis,

Voici quelques nouvelles de nos actions sur le terrain:

Pour 2010 l'Association Malenbaï se lance un nouvel objectif:

Débuter une action de parrainage scolaire pour les enfants du désert du Thar qui n'ont pas la possibilité de poursuivre leurs études dans les villages après l'âge de 13 ans faute d'établissement secondaire.

Or certains enfants aimeraient continuer à étudier. Pour cela, il n'y a qu'une solution: venir étudier en ville à Jaisalmer (aux portes du désert), trouver une famille d'accueil et intégrer un établissement secondaire.

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Deux élèves ont d'ores et déjà besoin d'un parrainage pour la prochaine année scolaire: Bawru et Gunpath. Nous lançons un appel à deux ou plusieurs familles qui pourraient prendre en charge (en partie ou totalement) les frais de scolarité et d'hébergement qui s'élève à 80 euros par mois par enfant.

En 2010 Malenbaï souhaite également poursuivre le parrainage des artisans locaux en renouant avec leurs activités ancestrales.

Aujourd'hui, nous aidons une famille de potiers et une famille de tisserands ainsi que de nombreux fileurs de laine qui ont repris leur activité avec ardeur au sein du village;

ces artisans retrouvent ainsi leur dignité.                                             

Nos visiteurs peuvent acheter des tapis en poils de chèvres et de chameaux, ainsi que de petits articles en poterie.

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Le potier de Hada à l'ouvrage

Par ailleurs nous souhaitons continuer à former et à informer sur la préservation de l'environnement.

De nombreux arbres ont été plantés qui nécessitent un entretien régulier (en particulier par un apport d'eau extérieur) les trois premières années de leur existence.

Des huttes construites selon les méthodes traditionnelles ont vu le jour pour l'accueil de voyageurs qui souhaitent vivre durant quelques jours la vie du désert.

Les chèvres ont déjà fait des petits et fournissent le lait.

Merci infiniment pour votre soutien qui a déjà permis de grandes réalisations!

Adresse: Malenbaï 3, rue de la Mairie- F-49420 Armaillé

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17 décembre 2009

Marché de Noel 2009

Merci à tous pour ces marchés de Noel à Verrieres et à Genève.

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Merci Gena d 'avoir été partout à la fois!

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24 octobre 2009

Extraits du blog de Genevieve apres un sejour dans le desert

vendredi, octobre 23, 2009

La défense des savoir-faire du désert

L'association de Capucine et de Pabu - Malenbai - tente de retrouver des artisans qui se donneraient l'envie de renouer avec les métiers traditionnels au lieu d'aller casser des pierres sur le bord des routes en s'expatriant, pour plusieurs semaines, de leur village et de leur famille.












C'est ainsi que Kastura Ram, le tisserand, qui vit avec toute sa famille à Joshia, s'est remis à tisser laine de chèvre, poils de chameau et fils de coton. Il s'est même construit un nouvel abri pour travailler plus tranquillement. Jeanine et moi avons acheté chacune deux tapis pour les vendre dans nos marchés de Noël respectifs pour soutenir l'initiative. Le problème reste bien sûr de trouver de la laine de chèvre, puisqu'il semble qu'on ne sache plus tisser les poils de chèvre...



Un autre artisan s'est joint au projet: un potier du village de Radah. Il fait partie de la caste des potiers et aucun pot n'était sorti de ses mains depuis plusieurs années. Capu et Pabu l'ont convaincu de se remettre au tour et un des fils est très doué pour prendre la relève. Pour Divali, beaucoup de villageois sont venus lui acheter pots et vasques de fête. Et ça, c'était une victoire que la clientèle locale commence à revenir chez lui au lieu d'aller dans la grande ville!


Un savoir-faire très impressionnant est celui de tresser des herbes pour en faire des cordes qui tiendront une toiture en paille durant les mois de tempête de sable. Kamanadji est un vieux monsieur, léger comme une feuille de papier Bible, qui n'a pas hésité à se précipiter à Podha pour nous montrer de quoi il était capable! Le soir. il est allé chercher sur une dune toute proche l'herbe exacte dont il avait besoin. Il a pris son temps. Nous l'avons attendu en regardant les pierres dans le soleil couchant. Puis, le lendemain, à l'aube, il a commencé à tresser...et les herbes folles se sont faites cordes et liens...




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pabu Ki Dhani

 

 

 

 

 

 

 

La première fois que j'ai entendu ce terme hindi - dhani -, c'était dans le Shekawati à Apani Dhani. Cela m'avait frappé, parce que, d'une part, c'était le prénom de Dany, mais d'autre part, il était prononcé avec une sorte de douceur toute particulière. Quand on m'a donné la traduction d'"Apani Dhani", notre naison, j'ai compris, une fois de plus, combien les sonorités de certaines langues traduisent l'essence des choses qu'elle nomme.

 

 

Et voilà que je retrouve ce terme ici, chez Pabu et Capucine, dans leur projet d'accueil "à la maison"! Avec courage et détermination, ils ont aménagé un terrain, enlevé les pierres (pour éviter que les serpents ne s'y cachent et pour voir ainsi leurs traces sur le sable), planté et arrosé des arbres en cercle, fait construire des charpois magnifiques avec un cadre de bois et des pieds qu'ils sont allés chercher à Barmer. D'abord une hutte ronde, puis trois, puis deux huttes rectangulaires.

 

Beaucoup de soin dans la construction, dans le traitement du toit (contre les insectes ou les scorpions dont les femelles ont tendance à faire leur nid dans la paille...), dans la décoration très sobre réalisée par Capucine à la chaux.


Les toilettes et salle de bain pour un "indian bath" sont dans la grande maison, mais désormais, tout est séparé et clairement délimité: la cuisine, la salle de bain, la pièce à vivre, une pièce qui servira de bureau, une immense réserve pour stocker le matériel, un enclos de fourrage, un autre pour les chèvres qui donnent le lait chaque jour et qu'il faut traire (en général, s'y mettre à deux, car ça gigote une chèvre!)...

 

 

Le projet de Capucine et de Pabu est d'accueillir pour un, deux ou trois jours des voyageurs qui veulent approcher la vie du désert, dans sa réalité de tous les jours: le silence, l'absence d'électricité, les repas faits sur le feu, le sommeil dans les bruits de la nuit, les chants des hommes qui bercent les enfants, la nature à la fois si dure et si belle... Il reste à trouver un nom définitif pour cette maison d'accueil. Et faire un site web, et un prospectus, et...et...et... Mais nous en reparlerons!

 

 

 

 

 

 

 

Les couleurs du désert



 

 

Quand les verts se font rares et que les tons de la nature se déclinent en ocre, rouille et noir, sous un ciel uniformément bleu, les êtres humains ont su, depuis l'aube des temps sans doute, réveilletr tout cela par des vermillons, des orangés, des roses et des bleus audacieux. Dans le désert, dans tous les déserts du monde, même les déserts qui relèvent de pays ultra religieux, les tribus se parent de couleur. Bien sûr, ce sont les femmes qui donnent le ton, mais les hommes ne sont pas en reste, même si, seul, le turban témoigne de ce souci de la couleur.

 

Cette femme est de la tribu des Jhoguis du village de Choderia. Les femmes de sa tribu dansent des danses ancestrales apprises de générations en générations. A la différence des danseuses de Bharatanatyam, elle ignore totalement la signification des gestes accomplis. Pourtant, nous aurions pu mettre une "Légende" sous chacun d'eux: merci à la terre, merci au ciel et aux étoiles, les gestes du labeur, cs pieds eux de l'enfantement, ...


Ses pieds nus lourdement chargés de la fortune que les enfants auront à se partager après la mort et la crémation du corps heurtaient

 

 

Elle a dansé voilée, car Pabu était présent, et même si son frère et son mari étaient présents et lui intimaient l'ordre de se dévoiler, elle ne le pouvait tout simplement pas... Elle avait donné naissance à neuf enfants, et normalement, une femme se voila la face devant un homme plus âgé qu'elle, ce qui n'était nullement le cas de Pabu.

 

 

 

Le frère joue de la flûte du désert, en devant souffler, me semble-t-il, aussi fort que dans un duduk arménien, vu le gonflement des joues!

 

 

 

Les Jhoguis sont une des plus basses castes qui soient. Ils sont un peu méprisés même par les autres basses castes parce qu'ils mangent n'importe quoi...



 

 

 

 

 

 

 

Les arbres du défi

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel défi que de faire planter quelques arbres autour d'une maison quand on habite une région où les pluies, certaines années, sont inexistantes! Il faut penser à tout: à la terre et à l'emplacement, bien sûr, mais aussi au vent, aux chèvres voraces, aux vaches errantes, aux chameaux gloutons, à l'eau qu'il va bien falloir amener de loin pour arroser suffisamment les jeunes arbres tous les dix jours, prévoir un budget à cet effet, protéger, soigner, regarder, anticiper, utiliser la base humide comme mini jardin potager! A chacun sa technique. Celle de Benjamin, ci-contre, diffère de celle de Pabu ci-dessous.






 


J'ai été émerveillée par le travail entrepris par Pabu tout autour de la maison et autour des huttes. les arbres sont encore très jeunes, mais je peux imaginer combien cette couronne d'ombres si elle s'étoffe au fil des ans sera agréable et accueillante. Tout devient cercle et centre dans la Dhani de Pabu et Capucine. Nous en reparlerons.




 






 

Mais il y a aussi les autres arbres. Ceux qui poussent en sauvage. Ceux qui puisent leur subsistance dans les profondeurs de la terre. Ceux qui rompent la monotonie du paysage et qui défient la terrible malédiction de la sécheresse. Leurs formes sont étonnantes. Leur tronc ressemble parfois à de la pierre. Leurs racines s'apparentes à des pieds qui veulent s'émanciper. Les buissons ont l'air d'être de passage seulement... Souvent, ils se défendent avec des piquants.





 




 




 




 




 

 

 

Les pierres du désert

 

 

 

 

 

Bien sûr, le sable est présent dans le désert du Thar. Mais pas tant que ça. Il y a quelques dunes immenses: celles de Sam, celles de Khuri, celles des "camel safaris" touristiques où il est proposé de faire une heure de chameau, de s'arrêter pour assister au coucher du soleil, de boire un tchai dans le sable, puis de repartir à son hôtel... Il me semble qu'il y a plus de pierres que de sable. Ou plus exactement, il y a du sable, beaucoup de sable, mais sous les pierres.

 

 

 

 

Les pierres sont, selon la région, noires, rouges, blanches, ocres, jaunes. Les couleurs des pierres varient en fonction de la lumière et du moment de la journée. Les pierres du désert sont en petit ce que les pierres de la Lena étaient en grand: elles contiennent toute la mémoire du monde. Chaque pierre raconte une histoire dans sa forme, dans sa couleur, dans sa texture, dans les motifs qu'elle contient. Il suffit de se pencher et de lire. Hier soir, quand nous sommes rentrés en tracteur dans le couchant, lee pierres noires étaient devenues violettes.



Le silence du désert

 

C'est ce qui frappe d'abord, chez Pabu et Capucine: le silence. Bien sûr, il y a parfois les cris des petits chirikis qui déchirent l'air au-dessus de la tête, puisqu'ils font leur nid dans la paille du toit des huttes ou de l'auvent. Il y a aussi la vigueur de la voix de petit Mohan quand il chasse les chiens sauvages à la manière de son papa. Mais, dans l'intervalle de ces sons, il y a le silence. Et avec la qualité de ce silence-là, il y a le temps, un temps dense, presque palpable, un temps en rapport avec l'humain dans ce qu'il a de plus proche de la nature. Le temps de la nuit (qui tombe très tôt vers 18 heures), puis cet espace de temps qui ira du lever du soleil à son coucher et durant lequel on mangera, on parlera, on dormira...

 

 

 

 

 

 

 

 

Silence habité de mille sons, avec en musique de fond, en cette saison, le vent qui vient de loin et qui fait chanter les toits de paille, qui fait tourbillonner le sable en longues volutes sur le lac asséché devant la maison, qui fait se courber les jeunes plantations. Il faut compter avec le vent par ici. Il peut se lever en milieu de nuit et le silence devient tintamarre soudain. Il peut se lever en milieu de journée et devenir tempête de sable qui recouvre tout. Et le vent, si souvent présent en cette région du monde, fait tourner les pales des éoliennes en une danse ininterrompue tout autour de Jaisalmer.


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