24 octobre 2009
Extraits du blog de Genevieve apres un sejour dans le desert
vendredi, octobre 23, 2009
La défense des savoir-faire du désert
L'association de Capucine et de Pabu - Malenbai
- tente de retrouver des artisans qui se donneraient l'envie de renouer
avec les métiers traditionnels au lieu d'aller casser des pierres sur
le bord des routes en s'expatriant, pour plusieurs semaines, de leur
village et de leur famille.
C'est ainsi que Kastura Ram, le tisserand, qui vit avec toute sa famille à Joshia,
s'est remis à tisser laine de chèvre, poils de chameau et fils de
coton. Il s'est même construit un nouvel abri pour travailler plus
tranquillement. Jeanine et moi avons acheté chacune deux tapis pour les
vendre dans nos marchés de Noël respectifs pour soutenir l'initiative.
Le problème reste bien sûr de trouver de la laine de chèvre, puisqu'il
semble qu'on ne sache plus tisser les poils de chèvre...
Un autre artisan s'est joint au projet: un potier du village de Radah.
Il fait partie de la caste des potiers et aucun pot n'était sorti de
ses mains depuis plusieurs années. Capu et Pabu l'ont convaincu de se
remettre au tour et un des fils est très doué pour prendre la relève.
Pour Divali, beaucoup de villageois sont venus lui acheter pots et
vasques de fête. Et ça, c'était une victoire que la clientèle locale
commence à revenir chez lui au lieu d'aller dans la
grande ville!
Un
savoir-faire très impressionnant est celui de tresser des herbes pour
en faire des cordes qui tiendront une toiture en paille durant les mois
de tempête de sable. Kamanadji est un vieux monsieur,
léger comme une feuille de papier Bible, qui n'a pas hésité à se
précipiter à Podha pour nous montrer de quoi il était capable! Le soir.
il est allé chercher sur une dune toute proche l'herbe exacte dont il
avait besoin. Il a pris son temps. Nous l'avons attendu en regardant
les pierres dans le soleil couchant. Puis, le lendemain, à l'aube, il a
commencé à tresser...et
les herbes folles se sont faites cordes et liens...
........ Dhani
La première fois que j'ai entendu ce terme hindi - dhani
-, c'était dans le Shekawati à Apani Dhani. Cela m'avait frappé, parce
que, d'une part, c'était le prénom de Dany, mais d'autre part, il était
prononcé avec une sorte de douceur toute particulière. Quand on m'a
donné la traduction d'"Apani Dhani", notre naison, j'ai compris, une
fois de plus, combien les sonorités de certaines langues traduisent
l'essence des choses qu'elle nomme.
Et
voilà que je retrouve ce terme ici, chez Pabu et Capucine, dans leur
projet d'accueil "à la maison"! Avec courage et détermination, ils ont
aménagé un terrain, enlevé les pierres (pour éviter que les serpents ne
s'y cachent et pour voir ainsi leurs traces sur le sable), planté et
arrosé des arbres en cercle, fait construire des charpois magnifiques
avec un cadre de bois et des pieds qu'ils sont allés chercher à Barmer.
D'abord une hutte ronde, puis trois, puis deux huttes rectangulaires.
Beaucoup de soin dans la construction, dans le traitement du toit (contre les insectes ou les scorpions dont les femelles ont tendance à faire leur nid dans la paille...), dans la décoration très sobre réalisée par Capucine à la chaux.
Les
toilettes et salle de bain pour un "indian bath" sont dans la grande
maison, mais désormais, tout est séparé et clairement délimité: la
cuisine, la salle de bain, la pièce à vivre, une pièce qui servira de
bureau, une immense réserve pour stocker le matériel, un enclos de
fourrage, un autre pour les chèvres qui donnent le lait chaque jour et
qu'il faut traire (en général, s'y mettre à deux, car ça gigote une
chèvre!)...
Le
projet de Capucine et de Pabu est d'accueillir pour un, deux ou trois
jours des voyageurs qui veulent approcher la vie du désert, dans sa
réalité de tous les
jours: le silence, l'absence d'électricité, les repas faits sur le feu,
le sommeil dans les bruits de la nuit, les chants des hommes qui
bercent les enfants, la nature à la fois si dure et si belle... Il
reste à trouver un nom définitif pour cette maison d'accueil. Et faire
un site web, et un prospectus, et...et...et... Mais nous en reparlerons!
Les couleurs du désert
Quand
les verts se font rares et que les tons de la nature se déclinent en
ocre, rouille et noir, sous un ciel uniformément bleu, les êtres
humains ont su, depuis l'aube des temps sans doute, réveilletr tout
cela par des vermillons, des orangés, des roses et des bleus audacieux.
Dans le désert, dans tous les déserts du monde, même les déserts qui
relèvent de pays ultra religieux, les tribus se parent de couleur. Bien
sûr, ce sont les femmes qui donnent le ton, mais les hommes ne sont pas
en reste, même si, seul, le turban témoigne de ce souci de la couleur.
Cette
femme est de la tribu des Jhoguis du village de Choderia. Les femmes de
sa tribu dansent des danses ancestrales apprises de générations en
générations. A la différence des danseuses de Bharatanatyam, elle
ignore totalement la signification des gestes accomplis. Pourtant, nous
aurions pu mettre une "Légende" sous chacun d'eux: merci à la terre,
merci au ciel et aux étoiles, les gestes du labeur, cs pieds eux de
l'enfantement, ...
Ses
pieds nus lourdement chargés de la fortune que les enfants auront à se
partager après la mort et la crémation du corps heurtaient
Elle a dansé voilée, car Pabu était présent, et même si son frère et son mari étaient présents et lui intimaient l'ordre de se dévoiler, elle ne le pouvait tout simplement pas... Elle avait donné naissance à neuf enfants, et normalement, une femme se voila la face devant un homme plus âgé qu'elle, ce qui n'était nullement le cas de Pabu.
Le frère joue de la flûte du désert, en devant souffler, me semble-t-il, aussi fort que dans un duduk arménien, vu le gonflement des joues!
Les
Jhoguis sont une des plus basses castes qui soient. Ils sont un peu
méprisés même par les autres basses castes parce qu'ils mangent
n'importe quoi...
Les arbres du défi
Quel
défi que de faire planter quelques arbres autour d'une maison quand on
habite une région où les pluies, certaines années, sont inexistantes!
Il faut penser à tout: à la terre et à l'emplacement, bien sûr, mais
aussi au vent, aux chèvres voraces, aux vaches errantes, aux chameaux
gloutons, à l'eau qu'il va bien falloir amener de loin pour arroser
suffisamment les jeunes arbres tous les dix jours, prévoir un budget à
cet effet, protéger, soigner, regarder, anticiper, utiliser la base
humide comme mini jardin potager! A chacun sa technique. Celle de
Benjamin, ci-contre, diffère de celle de Pabu ci-dessous.
J'ai
été émerveillée par le travail entrepris par Pabu tout autour de la
maison et autour des huttes. les arbres sont encore très jeunes, mais
je peux imaginer combien cette couronne d'ombres si elle s'étoffe au
fil des ans sera agréable et accueillante. Tout devient cercle et
centre dans la Dhani de Pabu et Capucine. Nous en reparlerons.
Mais
il y a aussi les autres arbres. Ceux qui poussent en sauvage. Ceux qui
puisent leur subsistance dans les profondeurs de la terre. Ceux qui
rompent la monotonie du paysage et qui défient la terrible malédiction
de la sécheresse. Leurs formes sont étonnantes. Leur tronc ressemble
parfois à de la pierre. Leurs racines s'apparentes à des pieds qui
veulent s'émanciper. Les buissons ont l'air d'être de passage
seulement... Souvent, ils se défendent avec des piquants.
Les pierres du désert
Bien
sûr, le sable est présent dans le désert du Thar. Mais pas tant que ça.
Il y a quelques dunes immenses: celles de Sam, celles de Khuri, celles
des "camel safaris" touristiques où il est proposé de faire une heure
de chameau, de s'arrêter pour assister au coucher du soleil, de boire
un tchai dans le sable, puis de repartir à son hôtel... Il me semble
qu'il y a plus de pierres que de sable. Ou plus exactement, il y a du
sable, beaucoup de sable, mais sous les pierres.
Les
pierres sont, selon la région, noires, rouges, blanches, ocres, jaunes.
Les couleurs des pierres varient en fonction de la lumière et du moment
de la journée. Les pierres du désert sont en petit ce que les pierres
de la Lena étaient en grand: elles contiennent toute la mémoire du
monde. Chaque pierre raconte une histoire dans sa forme, dans sa
couleur, dans sa texture, dans les motifs qu'elle contient. Il suffit
de se pencher et de lire. Hier soir, quand nous sommes rentrés en
tracteur dans le couchant, lee pierres noires étaient devenues
violettes.
Le silence du désert
C'est ce qui frappe d'abord, chez Pabu et Capucine: le silence. Bien sûr, il y a parfois les cris des petits chirikis qui déchirent l'air au-dessus de la tête, puisqu'ils font leur nid dans la paille du toit des huttes ou de l'auvent. Il y a aussi la vigueur de la voix de petit Mohan quand il chasse les chiens sauvages à la manière de son papa. Mais, dans l'intervalle de ces sons, il y a le silence. Et avec la qualité de ce silence-là, il y a le temps, un temps dense, presque palpable, un temps en rapport avec l'humain dans ce qu'il a de plus proche de la nature. Le temps de la nuit (qui tombe très tôt vers 18 heures), puis cet espace de temps qui ira du lever du soleil à son coucher et durant lequel on mangera, on parlera, on dormira...
Silence
habité de mille sons, avec en musique de fond, en cette saison, le vent
qui vient de loin et qui fait chanter les toits de paille, qui fait
tourbillonner le sable en longues volutes sur le lac asséché devant la
maison, qui fait se courber les jeunes plantations. Il faut compter
avec le vent par ici. Il peut se lever en milieu de nuit et le silence
devient tintamarre soudain. Il peut se lever en milieu de journée et
devenir tempête de sable qui recouvre tout. Et le vent, si souvent
présent en cette région du monde, fait tourner les pales des éoliennes en une danse ininterrompue tout autour de Jaisalmer.
Texte de Gabrielle publie sur son site
Malenbai
Par Gabrielle le jeudi 24 septembre 2009, 14:29 - Les porteurs d'espoir http://www.esperrance.org
Nous partons au coeur du désert du Thar à la découverte de l’association
Malenbai. A une vingtaine de kilomètres de Jaisalmer, la jeep quitte la route
pour une piste qui serpente à travers des étendues de sable et de cailloux
noirs où quelques arbustes défient le vent et le soleil. Cet immense plateau
s’achève brusquement pour plonger sur une vaste étendue de sable clair,
semblable à un morceau de lune égarée sur la terre… un lac asséché. Nous nous
arrêtons au seuil d’une grande bâtisse solitaire qui semble contempler
l’horizon.
Les fondateurs de Malenbai, Capucine et Pabu, nous accueillent autour d’un thé
de bienvenue et nous racontent leur histoire… Lors d’un voyage en Inde, cette
jeune Française part avec sa famille pour un safari en chameaux sous la
conduite de Pabu. Ils se reconnaissent et décident d’unir leur destin dans ce
désert où tous deux se sentent chez eux plus que partout ailleurs. Ils s’y
installent en dépit de toutes les difficultés d’ordre matériel mais surtout
culturel et social. La mixité de leur couple n’est pas acceptée au sein de la
société indienne, d’autant que Pabu est issu d’une caste parmi les basses, les
Bilhs, chasseurs par tradition.
Capucine et Pabu
Après trois années de persévérance, la maison qu’ils ont construite est devenue
un lieu d’accueil, suivant la tradition des habitants du désert. Les
agriculteurs des terrains environnants, les bergers de passage, tous ceux qui
le souhaitent y font étape. Ils viennent seuls ou en familles, partagent leurs
repas et la grande terrasse où chacun s’endort à la belle étoile après la
veillée.
Pabu est fier d’être Bilh, mais de nombreux autres ont perdu ce sentiment.
Originaires du Gujarat, ils ont été déplacés près de Jaisalmer pour mettre
leurs talents de chasseurs au service des Maharajas. Lors de cette migration,
ils ont perdu beaucoup de leurs coutumes et de leur artisanat. Aujourd’hui, la
plupart survivent en cassant des pierres pour les chantiers de construction, un
travail de forçat dévalorisant.
Capucine et Pabu veulent faire de leur différence une force pour aider
les Bilhs à se relever. Ils se tournent d’abord vers l’agriculture :
ils investissent dans un tracteur qu’ils prêtent aux familles pour les inciter
à cultiver leurs terrains et forment des jeunes à la conduite. L’année
suivante, ils profitent de l’eau du lac et du prêt d’un générateur électrique
pour faire une culture de moutarde irriguée. De nombreuses familles participent
aux semences puis à la récolte. Autour de cette activité nouvelle, se
développent échanges et partages au rythme des chants qui accompagnent le
travail. Cependant, l’opération est déficitaire et, devant le caractère
aléatoire des récoltes, il faut trouver d’autres idées.
Suivant les conseils enthousiastes d’une amie, ils créent en août 2007
l’association Malenbai du nom de la déesse du désert vénérée par les
Bilhs. Leur objectif est de faire revivre l’artisanat local,
véhicule de la culture et des racines que les Bilhs ont besoin de retrouver.
Les savoirs se sont tellement perdus que Capucine et Pabu peinent à retrouver
les quelques personnes qui les détiennent encore, une véritable chasse aux
trésors.
Ils découvrent un tisserand, cet homme d’un certain âge n’a plus la force de
casser des pierres et peine à faire vivre sa famille. La possibilité inespérée
de reprendre son métier d’origine le réjouit. Avec l’aide de Malenbai, il
rénove le vieux métier à tisser de son père et se remet au travail. Après tant
d’années sans pratique, il lui faut plusieurs essais avant de maîtriser à
nouveau la technique. Ces tapis sont tissés à partir de poils de chèvre liés en
corde que seuls quelques vielles personnes savent encore faire ; Pabu doit
faire parfois 80 kilomètres pour trouver les précieuses pelotes. La vie de ce
tisserand est transformée : la vente des tapis à Malenbai lui assure une source
de revenus, et surtout il a retrouvé sa fierté et la considération de ses
pairs. Lorsque nous lui rendons visite, toute la famille et les enfants nous
accueillent avec joie et curiosité. En dehors de Capucine, nous sommes les
premiers étrangers à venir chez eux.
Le tisserand et sa fille
Cette année, Malenbai renouvelle l’expérience avec une famille de potiers d’un
village proche. Pour gagner leur vie, ceux-ci délaissaient peu à peu leur tour
et partaient vers les carrières casser des pierres. La poterie devenait une
activité d’appoint et risquait à terme d’être abandonnée. Motivé par
l’opportunité de vivre à nouveau de son art, le potier nous montre les nombreux
modèles qu’il sait faire. Capucine et Pabu lui donnent des idées d’objets
s’inspirant des traditions rajasthanaises et susceptibles de plaire à des
touristes. Nous sommes surpris lorsque son fils de 15 ans le remplace au tour,
faisant déjà preuve d’un grand savoir-faire. La transmission est assurée.
Le fils du potier
En visitant les familles, Capucine rencontre des femmes qui confectionnent de
magnifiques broderies pour leur usage personnel. Avec quelques idées nouvelles
puisées sur les marchés ou dans leurs traditions, elles pourraient utiliser
leurs talents et rejoindre les artisans de Malenbai…
Les huttes
Parallèlement aux activités de l’association, Capucine et Pabu cherchent à
développer une activité qui leur permette de vivre dans ce désert, condition
essentielle pour poursuivre l’action de Malenbai. Peu à peu, ils forment le
projet d’accueillir des touristes désireux de découvrir et vivre le désert.
Lors de notre venue, Pabu vient d’achever la construction de cinq belles huttes
traditionnelles qui sont harmonieusement disposées face à l’immensité du lac
asséché. Il souhaite également mettre à profit son expérience de guide pour
proposer des safaris en dromadaires aux visiteurs.
Chamelier
Leur démarche est emprunte d’éthique et de solidarité dans la continuité de
Malenbai : ils ont à cœur d’intégrer dans leur projet les artisans qu’ils
soutiennent en organisant des visites dans leurs villages afin que les
touristes découvrent leur travail. Ils conçoivent cette nouvelle activité comme
une chance de partager leur passion et leurs connaissances de cet environnement
mystérieux, dur et généreux à la fois. Ce sera pour les visiteurs l’occasion de
s’immerger dans la vie du désert : partager les repas avec les bergers de
passage, à la nuit tombée écouter leurs chants en admirant la voie lactée,
dormir dans des huttes bercés par le souffle du vent…
Comment les aider ?
Ce projet touristique soutiendra l’action de Malenbai, et avec l’aide de la
déesse du désert, pourra rendre espoir à la caste des Bilhs. Capucine et Pabu
invitent chacun à venir leur rendre visite, une belle idée pour des vacances «
découverte ». Ils sont établis à 24 kilomètres de Jaisalmer, soit 30 minutes en
jeep. Ils cherchent des contacts avec des agences de tourisme solidaire afin de
se faire connaître.
Lors de ses visites annuelles en France, Capucine collecte des vêtements et
médicaments afin de les distribuer à ceux qui en ont besoin. Les dons
financiers sont également bienvenus.
Contact
Site : http://malenbai.canalblog.com
E-mail : malenbai@hotmail.fr
Téléphone de Capucine : +91 9829552278
Téléphone de Pabu : +91 9602534344
Gabrielle
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30 août 2009
30 août 2009
A Podha, les nuages sont lourds, la chaleur est pesante et étourdissante et cette pluie qui n'arrive pas!
Le lac est toujours aussi sec.
Joga le berger nous raconte qu 'il a perdu ces derniers mois 120 chèvres a cause de la sécheresse. Cette sécheresse qui prive les animaux de leur nourriture; il n'y a plus rien à brouter dans le désert.
Nous sommes allés dans un petit village près de Barmer (220 km de jaisalmer) pour acheter des pieds de lit traditionnels en bois; les artisans de Jaisalmer ont remplacé le bois par le métal.
Nous allons fabriquer des lits à partir de ses pieds; nous les utiliserons dans notre petit village de huttes pour l'accueil de nos hôtes. (6 huttes au total).

Nous avons rendu plusieurs visites au Potier de Hada, il reprend peu a peu son activité et encourage ses enfants dans l'apprentissage de son métier.

Il travaille avec un tour et son père nous montre différentes techniques de travail.
Leur savoir faire est époustouflant, nous sommes heureux de les aider à remettre en route la petite entreprise et heureux de les aider à retrouver un peu de leur dignité qu'ils avaient perdue depuis bien longtemps! Nous aimerions trouver les moyens de vendre leurs poteries dans les villages environnants ainsi qu'à Jaisalmer.
Le potier a vendu son premier Ganesh à Anaïs la fille de Marika responsable de l'Association MIBLOU. Elles sont venues nous rendre visite cet été. http://www.miblou.org/
Nous aimerions remercier Gabrielle et Francois pour leur passage chez nous, ils ne sont restés que 3 jours, nous aurions aimé qu' ils restent pour toujours.
Ils font un voyage d'une année et ils sont partis depuis 6 mois, ils ont traversé l 'Armenie, l'Iran et l'Inde et sont en route vers le Népal, la Thailande et le Cambodge.Ils rendent visite à des associations tout au long de leur voyage et leur apportent aide et réconfort.
Ils nous ont donné de précieux conseils concernant l' accueil de touristes sur notre lieu. Ils ont dormi dans nos huttes et ont partagé notre quotidien avec beaucoup de joie et d'entrain.
Gabrielle et François sont des passeurs d'espoir, autant dans leurs actes que dans leurs mots. Ils nous ont apporté un regain de courage et de confiance.
Nous vous conseillons d'aller sur leur site: http://www.esperrance.org
L'équipe Malenbaï.
29 juillet 2009
Les dernières nouvelles de Podha
De fortes pluies ont touché plusieurs fois notre région et nous avons commencé à cultiver le Gwar (nourriture pour chameaux)
La grosse roue arrière de notre tracteur a lâché ! Elle était très usée et nous avons dû la remplacer.
Nous avons envoyer 400 euros à Pabu pour acheter un nouveau pneu et le tracteur est reparti vers de nouvelles aventures dans le sable avec une nouvelle jeunesse !
Pabu a planté de nouveaux arbres car ceux de l'année passée ont été emportés par des tempêtes de sable, continuons à esperer..... et à persévérer !
La deuxieme chèvre a donné naissance à deux chevrettes en parfaite santé.
Les travaux de huttes et d'amménagement avancent bien. Pabu est tres occupé dans ces travaux, il nous dit que notre lieu sera bientot prêt à accueillir les touristes désireux de vivre une expérience unique dans le desert.
L'Equipe Malenbai
.
Maison de Podha.
01 juin 2009
Texte de Marie-Luce, publié dans le bulletin de juin de l'école de Verrières
Capucine, une ancienne élève de l’Ecole deVerrières est venue le 15 mai à la rencontre des élèves de la 9ème à la 12ème classe, parler de son expérience, de sa vie en Inde et de son association.
Elle était accompagnée de Geneviève Baumann, professeur de cycle à Genève. Cette dernière emmène depuis plusieurs années les élèves de la 11ème Classe effectuer leur stage social en Inde au sein d'associations à but humanitaire dont Malenbai. Elle a donc pu raconter à nos élèves l'expérience riche que vivent ces jeunes. Malenbaï est une association à but humanitaire, née en aout 2007, qui travaille essentiellement dans le nord de l'Inde.
Elle se donne comme objectif prioritaire de soutenir les familles les plus démunies du désert du Thar, au Rajasthan.
Capucine à raconté combien, elle avait été touché et appelé à vivre dans le désert dès sa rencontre avec le sable et les dunes du Rajasthan. Ses conditions de vie là-bas peuvent pourtant être extrêmes; le confort occidental que nous ne voyons même plus tellement nous y sommes habitué est quasiment inexistant (pas d'eau courante, cuisine au feu, pas d'électricité...) la différence de culture est incroyable, il lui a fallut deux bonnes années pour connaître les rouages des règles et coutumes. Elle vit donc près de Jaisalmer la majeure partie de l'année avec Pabu l'un des membres de la caste des Bhils, ils ont eu ensemble un petit garçon prénommé Mohan, qui passe du marwadi (dialecte local) au français avec un naturel déconcertant. Les Bihls font partis des castes les plus basses du Rajasthan.
Ces familles vivent dans une grande précarité et souffrent de malnutrition et de manque de soin.
Beaucoup d'enfants n'ont pas accès à la scolarité et doivent très tôt trouver un moyens de ramener quelques roupies à la maison pour faire vivre leur foyer. De ce fait, la culture tombe dans l'oubli.
Afin de survivre les hommes délaissent peu à peu l'artisanat, leur musique, leur savoir-faire ancestral...Toutes les richesses enseignées par les générations passées sont de moins en moins transmises aux enfants. Malenbaï se donnent donc de grandes lignes d'action que Capucine à défini ainsi:
-soutenir les familles en aidant au développement d'une économie locale,
-Sensibiliser les populations au respect de l'environnement et au développement durable.
Capucine s'efforce de le faire au quotidien, mais reste persuadée que c'est par l'éducation des enfants que cela portera ses fruits.
-Préserver la culture et les traditions locales d'artisanat locale ou d'art.
Capucine dira à son assemblée: il est indispensable que chaque famille puisse vivre décemment du fruit de son travail, cependant comment faire pour aider l'économie locale? Comment favoriser la culture? Malenbai emprunte différents chemins afin de voir ses objectifs se concrétiser.
Pabu arpente la région afin de dégoter de la laine de chameau et de chèvre pour permettre a un tisserand à qui il sont restauré le métier à tisser de confectionner des tapis.
L'association propose également à ses adhérents de parrainer le potier et sa famille afin de l'aider à reprendre son activité.
Et se donne aussi comme priorité de continuer à planter des arbres dans le désert et préserver l'environnement.
Et pour finir, Malenbaï avec l'aide précieuse des élèves de Genève à pu entamer la construction de huttes afin d'accueillir un tourisme éthique et solidaire.
Cette belle présentation à été illustrer par un diaporama permettant aux élèves de mieux appréhender la vie que mène Capucine et aussi d'imaginer quelle expérience la 11ème classe de Genève a pu vivre.
L'échange avec les élèves était riche et touchant. Son chemin de vie n'est pas toujours des plus simple mais Capucine à je pense pu transmettre aux élèves ce que nous nous efforçons de leur transmettre à travers notre pédagogie, à savoir choisir son propre chemin de vie et avoir les forces et la disponibilité intérieure de vivre ce qui s'offre à soi.
Je vous invite pour ceux qui voudraient en savoir davantage, à aller sur le blog
Malenbai:http://malenbai.canalblog.com
04 mars 2009
NAMASTE !!!
Nous avons passes des moments intenses avec les jeunes genevois, ils ont beaucoup
participe aux taches quotidiennes ( vaisselle au sable, cuisine au feu, etc...) et nous ont donne un sacre
coup de main pour l enduit des huttes.
Ils etaient tres motives!!!!
Le camps medical a eu un grand succes, les gens affluaient de partout.

Docteur Sab a ete formidable, ainsi que Olga l infirmiere.
Merci a tous por ces moments de partages innoubliables.
Capucine, Pabu
29 janvier 2009
30 JANVIER 2009
Nous attendons l'arrivée des étudiants genevois d'ici peu; ils viennent faire leur stage social en Inde et travailleront pour deux Associations: Malenbaï et Ecole de la Terre.
Ils passeront 5 jours dans le desert et nous aideront dans differents projets:
Constructions des huttes et d'une palissade, activités avec des enfants non scolarisés, et élaboration d'un camps médical dans les villages des environs.
Les étudiants iront également a Joshia rencontrer le tisserand et sa famille et se chargeront de ramener un stock de tapis.
Nous irons chercher le groupe le 6 fevrier à Jaisalmer en tracteur, chacun trouvera une place dans la grande remorque!
08 novembre 2008
Novembre 2008
NOTRE OBJECTIF POUR L’ANNEE 2009
RELANCER L’ARTISANAT LOCAL DANS LE DESERT DU THAR
Grâce à vos dons nous avons pu :
· Financer le tracteur (qui est très sollicité et que nous louons pour le transport de matériaux)
· Acheter deux belles chèvres qui donneront naissance prochainement à quelques chevreaux.
· Acheter une pompe.
· Mettre en place un réseau d’irrigation.
Notre projet d’agriculture n’a pas porté les fruits espérés à cause du manque d’eau. Aussi avons-nous décidé de le suspendre .
Notre lac est à sec, il n’a pas plu cette année ; nous ne pouvons semer de nouvelles graines sur ces terres du désert sans arrosage. Grâce au travail d’ensemencement et de récolte de la moutarde du début 2008, quatre familles avec enfants ont pu manger à leur faim pendant plusieurs mois. Nous n’avons fait aucun bénéfice sur la vente de la moutarde ; l’essence utilisée pour le fonctionnement de la pompe nous est revenu très chère et nous ne pouvons envisager cette année une telle opération à laquelle viendraient s’ajouter des mètres cubes d’eau qu’il nous faudrait acheter.
A notre grande joie, de nombreux arbres ont pu être plantés cette année.
Nous nous tournons vers une orientation nouvelle :
Celle d’un accueil d'un tourisme éthique et solidaire.
Nous avons commencé la construction d’une hutte,
avec des travailleurs locaux et aimerions continuer afin d’accueillir des touristes souhaitant se rapprocher des valeurs qu’offrent les habitants du désert.
Les artisans sont prêts à reprendre le métier de leurs ancêtres si nous les aidons, si nous les encourageons.
Nous ferons de notre mieux afin qu’ils redémarrent l’activité qu’ils ont abandonnée par manque de moyens, à cause de leur pauvreté. Nous essaierons de vendre leurs produits.
Nous souhaitons faire revivre les villages du désert en incitant les villageois à reprendre le travail de leur père et grand-père.
Il est Bhil, il s’appelle Casturaram et habite Joshia un petit village en ruines avec ces six frères et ses trois fils. Il a environ 50 ans et avec sa femme, il casse et transporte d’énormes blocs de pierre pour gagner sa vie. C’est une famille extrêmement pauvre.
Son père fabriquait des tapis en poils de chèvres et chameaux, il est décédé il y a 20 ans et son métier à tisser est « tombé aux oubliettes ».
Pourquoi l’avons-nous choisi ?
C’est un homme pourvu d’une grande honnêteté et désireux de recommencer à tisser tel que son père le lui a enseigné. Nous avons financé les réparations nécessaires à la remise en état du métier à tisser. Casturaram travaille aujourd’hui avec sa femme, ils mettent quatre jours à tisser un magnifique tapis en laine.
Les gens des villages avoisinants viennent voir Casturaram et le félicitent. Grâce à ce travail il retrouve sa dignité. Nous aimerions lui passer commande de tapis, il pourrait ainsi se consacrer exclusivement à son vrai métier.
Pabu passe beaucoup de temps à rechercher des pelotes de poils de chèvres et chameaux ; elles deviennent introuvables. Les anciens disent que ces pelotes n’ont plus d’utilité aujourd’hui, les jeunes gagnent maintenant leur vie à casser des pierres dans des carrières. Alors Pabu, persévérant, arpente les villages, motive les gens à filer ; il achète les rares pelotes à bon prix et passe des commandes. C’est une tâche énorme, nous pensons qu’elle devrait porter ces fruits. Nous aimerions relancer une famille de potiers dans un village voisin.
… et puis… continuer à chercher les métiers oubliés avant qu’ils ne disparaissent à jamais.
04 septembre 2008
Le 1er septembre 2008
Apres un long moment sans nouvelle, me voici de nouveau sur le blog de Malenbaï et j’aimerais cette fois trouver le temps d’écrire quoiqu’il arrive un message par mois pour vous dire où nous en sommes....
Alors où en sommes nous ?... Bonne question.
Il y a eu des moments durs mais également la naissance de nouveaux projets.
Cet été a été très chaud avec des vents très violents et de nombreuses tempêtes de sable, le auvent près du lac est tombé ainsi que le réservoir d’eau qui s’est cassé.
Merci à Regine, grâce à elle nous avons pu réparer les dégâts.
Le père de Pabu est décédé suite à un état de grande faiblesse dans lequel il se trouvait depuis un long moment déjà, il est tellement dur de trouver des soins appropriés par ici.
Les familles qui ont cultivé la moutarde sur notre site ont été bien récompensées, par contre nous ne sommes pas rentrés dans nos frais par rapport aux dépenses liées au projet agricole.
Nous hésitons à cultiver de nouveau cette année, il n’a presque pas plu et le lac est complètement à sec pour le moment...
Alors comment faire pour gagner notre vie et faire tourner le lieu ?
Nous ébauchons l’idée de créer une structure pouvant recevoir des personnes désirant faire du tourisme éthique et solidaire (merci à Monique pour la belle idée).
Afin de préserver et de relancer l’artisanat local, nous allons payer les villageois pour qu’ils reprennent l’artisanat grâce auquel ils vivaient à l’époque (tels que les tapis en poils de chèvres par exemple) et nous irons dans les villages avec les touristes qui veulent soutenir le projet afin de les regarder travailler, d’acheter ou non leurs produits et de leur donner à nouveau une contribution afin de les motiver à continuer.....
Voila l’idée, nous avons déjà construit une hutte pour recevoir nos premiers visiteurs que nous attendons avec impatience !!!
A bientôt
Capucine
14 mars 2008
le 8 mars 2008
Voici une semaine que je suis rentrée du Rajasthan. Nous étions quelques adultes pour accompagner 14 élèves qui ont effectué un stage social dans cette partie de l’Inde.
Suite à un camp médical monté dans un quartier défavorisé de Jaisalmer ,en collaboration avec un médecin d’origine pakistanaise, grâce à Sabine et Stéphanie, notre médecin et infirmière venues de France, des soins ont pu être donnés à des Bhils. Ils venaient parfois de très loin pour être vus et entendus par Sabine, pour avoir une simple reconnaissance d’Etre humain, la guérison d’un bobo physique, un massage d’épaule arthrosique etc…
On sentait bien que cette guérison demandée concrètement leur apportait une autre forme de guérison et leur permettait de retrouver un peu de dignité, dignité que beaucoup de pauvres gens ont perdu ici ; leurs conditions de survie sont si difficiles que chaque jour est une lutte pour nourrir sa famille et maintenir en vie les personnes âgées.
Notre deuxième semaine fut consacrée particulièrement à Malenbaï ..
Ce désert magique qui nous a offert ses grains de sable nous a aussi offert ses graines d’enfants ; Pabu a réussi à rassembler plus de 30 enfants non scolarisés. Tous ont connu la joie de partager une semaine avec les élèves à travers des jeux et une grande complicité dans la vie quotidienne.
Nous avions apporté des valises de vêtements et nous remercions particulièrement tous les gens pour ces dons. Beaucoup de ces vêtements ont été distribués dans des villages par Pabu, au grand merci des villageois qui pourront passer le prochain hiver couvert d’un blouson bien chaud. Les enfants qui étaient avec nous sont tous repartis habillés avec de nouveaux vêtements, coiffés , le ventre plein (ils ont pu grâce à nos dons être nourris 2 fois par jour) . Ce fut pour ces enfants un moment inoubliable qui pourrait réchauffer leur cœur au moment où leurs conditions de vie se gâtent,
Ils gardent aussi dans leur cœur l’espoir que ce moment magique puisse revenir….
Depuis, Capucine nous raconte que des enfants viennent régulièrement la voir pour des petits soins,des petites attentions telles que les ongles à couper, les cheveux à coiffer.
Elle devient sur place la personne de référence à qui les enfants s’adressent pour amèliorer quelques règles d’hygiène que nous avons essayé de leur inculquer.
Sabine a aussi continué son travail de médecin dans le désert. La télépathie marche bien et les gens arrivaient des villages avoisinants , bhils, rajputs …. Tous demandaient conseil au même médecin ! (Quand on sait qu’un rajput, de caste supérieure, ne peut partager son repas avec un bhil considéré comme moins qu’un être humain !) Dans ce contexte, l’acceptation de la différence se faisait très naturellement.
Nous avons pu achever la construction du auvent devant la maison, ce qui nous a permis d’être à l’ombre lorsque le soleil devenait trop brûlant.
Un second auvent près du lac a été construit par les élèves, ainsi les travailleurs des champs auront aussi un endroit pour s’abriter du soleil. Je revois Timothé et Joel creuser (avec une casserole) un trou assez profond dans le sable pour enfoncer dans le sable les quatre piliers
en pierre de l’auvent ! Comme Joël aurait aimé avoir les outils de son père !
La moutarde est magnifique, elle ressemble un peu à notre colza, elle est arrosée régulièrement grâce à la pompe installée dans le lac et les graines de moutarde seront récoltées ces prochaines semaines par des amis et familles qui viendront camper près des champs.
Le projet futur est la construction de deux huttes afin d’accueillir les visiteurs.
Merci aux élèves, merci à Geneviève et adultes accompagnants d’avoir pu rendre ce projet possible grâce à leur créativité et leur grande mobilité.
Jeanine























